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Centre départemental du patrimoine - Abbaye d'Arthous Conseil Général des Landes
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L'église

L’église d’Arthous, édifiée vers 1167 par les moines prémontrés de la Case-Dieu, est une construction romane à nef unique et au chevet tripartite. Elle est de style roman tardif de la seconde moitié du XIIe siècle.

Sainte Marie d'Arthous. Vue du chevet.© Conseil général des Landes
Porte d'entrée de l'abbaye, voûtée en anse de panier Porte d'entrée de l'abbaye, voûtée en anse de panier© Conseil général des Landes

Les éléments architecturaux et décoratifs permettent de rattacher l’église d’Arthous à l’art de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. Commencée après 1160, l’église date du tout début de l’architecture gothique mais encore empreinte du roman, alors qu’à la même époque, le gothique est largement répandu et développé dans le nord de la France.

L’absidiole nord est voûtée d’un cul-de-four doublé de nervures ; cette voûte, semblable à celle qui existait dans l’abside centrale, est encore romane. L'absidiole sud est, en revanche, dotée de véritables voûtes d’ogives primitives. Le transept était autrefois couvert d’un berceau brisé avec, à la croisée, une voûte d’ogives, vraisemblablement édifiée au XIVe siècle.

L’ensemble de l’église, assez homogène, ne doit pas avoir été construit en une seule fois. Ce serait à cette époque qu’aurait eu lieu la campagne qui vit l’achèvement de l’abbatiale. Elle ne fut toutefois pas entièrement voûtée à cette époque.

La transformation des voûtes de l'église

© Conseil général des Landes

L’extérieur de l’église

Il semble qu’à l’origine une abside centrale unique ait été prévue mais rapidement on lui accola deux absidioles de hauteurs inégales répondant à l’importante déclivité du terrain.

• L’abside centrale est rythmée par deux paires de colonnes et trois fenêtres en plein cintre dont les arcs reposent sur des chapiteaux supportés par de fines colonnettes. L'arcature sommitale, décorée de trente-cinq modillons, repose sur quatre colonnes et deux contreforts plats.

• Les absidioles nord et sud sont ornées selon les mêmes principes, mais avec moins de recherche.

Le répertoire ornemental du chevet présente une grande unité dans ses motifs décoratifs, associant aux formes géométriques ou végétales (entrelacs à deux brins, crossettes, pommes de pin, faisceaux de tiges), des personnages frustres, au même visage rond, nez rectangulaire et yeux globuleux, souvent vêtus d'une robe simple et évasée. En dépit de la variété des sujets et thèmes abordés par les sculpteurs, le décor du chevet dégage une forte impression d'unité.

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